One Piece Shinsekai

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 Extrait Interview Décembre 2007

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Coco-Chan
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MessageSujet: Extrait Interview Décembre 2007    Mar 29 Jan - 18:39

Coucou bande de pirates cruels et sanguinaires (ou presque xD)
Voici une très vieille interview de Maitre Oda ressortie des archives 8D
Je vous donne pas plus de détails. Bonne Lecture et n'oubliez pas de donner vos avis ! ;D


~ PREMIERE PARTIE

• Pour commencer, pourriez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à devenir mangaka ?

Cela doit remonter au jour où j’ai appris ce qu’était un tel travail. Quand j’étais au jardin d’enfant, j’adorais le travail de Fujio Fujiko (ndt : un duo d'auteurs, on leur doit Doraemon), mais quand j’ai appris que tout ce qu’ils avaient à faire était de dessiner, je suis devenu jaloux. A l’époque, ça voulait dire la même chose pour moi que “ne rien faire du tout”.

Bien sûr, le “travail” d’un mangaka est bien de faire des dessins, mais quel gamin imagine que dessiner peut être un vrai travail ? Pour moi, en tout cas, “travailler” ça voulait dire aller au bureau et s’asseoir sur une chaise austère, comme le faisait mon papa.

C’est donc ce qui m’a poussé à devenir mangaka. Depuis cet âge là, j’adore dessiner, et comme les gens me disaient toujours que j’étais doué, j’avais plutôt confiance en moi.


• Comment avez-vous progressé depuis ce temps là ?

J’ai commencé à proposer mon travail à 15 ans et j’ai gagné un premier prix à 17.

Mais c’est à partir de cet instant que les choses ont commencé à devenir difficile. Tant qu’il ne s’agissait que de dessiner, ça ne me posait aucun problème. Mais un manga n’est pas juste une suite d’images. Ecrire des histoires fut une chose difficile à apprendre pour moi. A chaque fois que je montrais mes esquisses à mon éditeur, il pointait tellement de points négatifs que j’en étais démoralisé.

C’est le premier mur professionnel auquel j’ai été confronté. Avant, je pensais que toutes les personnes douées en dessins devenaient mangaka, parce que tous ceux que je connaissais dessinaient vraiment bien. C’est donc à ce moment là que j’ai commence à penser à étudier sérieusement ce qu’était une “histoire”.

Après mon bac, j’ai pris la direction de l’université, à Kumamoto. Mais après une année, j’ai commencé à me dire, “c’est vraiment une perte de temps !”. Je me suis donc redirigé vers Tokyo.

Bien sûr, je détestais étudier. Mais au-delà de ça, faire ce bout de chemin comme étudiant m’a donné le sens du carpe diem, vu que la seule chose à laquelle pensent les étudiants, c’est à faire la fête ! (rires)


• Connaissiez-vous d’autres personnes à l’université qui souhaitaient aussi devenir mangaka ?

Non, personne. En fait, vous savez, je cachais à la plupart de mes amis le fait que je faisais des mangas. Je ne sais pas aujourd’hui, mais à l’époque, dessiner des mangas, c’était souvent se faire railler.

Je NE voulais SURTOUT PAS être désigné comme “otaku”. Du coup, j’avais décidé que tant que je ne serais pas un professionnel, je serais juste un mangaka de placard (rires). Si vous devenez pro et que vous avez du succès, vous êtes acceptés pour ce que vous êtes, donc ce n’est plus nécessaire de se cacher. Du coup, ça m’a donné un puissant stimulant en l’esprit de “je serais un pro le plus rapidement possible !”.

C’est donc pour entrer plus rapidement dans le feu de l’action que j’ai laissé tomber l’université et que mon éditeur m’a introduit pour un poste d’assistant.


• Comment s’est passée la première fois où vous avez vu un professionnel à l’œuvre ?

C’était en 1994, quand je suis devenu l’assistant de Shinobu Kaitani (ndt : auteur de Liar Game ou Somurie), dont son Midoriyama Police Gang était en cours chez JUMP à l’époque. La chose qui m’a le plus frappé était la beauté des originaux.

Comme les pages de JUMP sont faites de papier recyclé bon marché, elles sont rugueuses et salissantes. Mais les dessins originaux sont remarquablement magnifiques. Dix fois plus que tout ce que j’avais imaginé. J’ai visité plein de lieux de travail et partout j’avais le souffle coupé par la beauté des dessins. Mon propre travail me paraissait sans valeur en comparaison.


• Y a-t-il d’autres choses dans le monde professionnel qui vous ont bluffé ?

Quand la série de Shinobu Kaitani s’est achevée, je suis allé travailler pour Masaya Tokuhiro (ndt : auteur de Jungle King Taa-chan, Vampire). J’admirais la façon dont il suivait sans la moindre difficulté et à la lettre le planning qu’il s’était lui-même fixé. C’est un vrai professionnel. J’ai toujours essayé d’apprendre ça en l’observant, mais je n’ai jamais réussi à m’y faire. Je ne dois pas être ce genre de mangaka ! (rires)


• Quel genre de travail faisiez-vous pour Tokuhiro-sensei ?

Je faisais les décors sur Taa-chan et sur son œuvre suivante, Mizu no Tomodachi Kappaman. J’ai travaillé pour lui seulement un an et demi, mais il m’a vraiment appris un tas de choses. Comment dessiner le profil d’un personnage, des techniques pour rendre les personnages plus expressifs, etc. Après que j’ai cessé d’être son assistant, nous n’avons pas eu beaucoup de contacts, en dehors des cartes de voeux, mais sa contribution à ma vie fut énorme.


A propos de votre vie d’assistant, beaucoup de gens évoquent Nobuhiro Watsuki-sensei (ndt : auteur de Kenshin le Vagabond, Buso Renkin). Après avoir quitté Tokuhiro-sensei, avez-vous travaillé tout de suite pour Watsuki-sensei ?

Oui, à peu près. Mais en fait, je n’étais pas souvent présent. Je crois que je n’ai pas dû travailler pour lui à temps plein plus de quatre mois. Après ça, j’ai voulu me consacrer à ma propre série, ce qui me demandait du temps.


• Avez-vous un souvenir spécial de votre période chez Watsuki-sensei ?

J’ai surtout eu l’occasion de me faire beaucoup de relations là-bas. Je ne sais pas trop si on peut appeler ça des auteurs amis ou rivaux, mais ce sont de vrais copains. C’était un endroit fantastique où travailler.


Pendant un moment, tous les mangaka célèbres de JUMP venaient d’ailleurs de chez Watsuki-sensei.

A cette époque, on cultivait cet esprit “devenons tous auteurs de séries !”. Je suis très heureux que ça ait fini par devenir réalité.


• De tous ceux que vous considérez comme des “rivaux”, lequel vous a le plus marqué ?

Ce doit être Hiroyuki Takei (ndt : auteur de Shaman King). Il a un sens artistique fabuleux. Encore aujourd’hui, son travail me fait dire “Ouah ! C’est magnifique !”. Il fait ses dessins avec une telle facilité et une telle aisance que je n’arrête pas de me dire que je n’aurais pas pu en faire autant ! Et puis, il est capable de botter le cul à un mécha. Un gars épatant, j’vous assure !

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Portgas D. Ann
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MessageSujet: Re: Extrait Interview Décembre 2007    Lun 25 Fév - 19:40

Je me r'appelle l'avoir lu celui là x)
Il faudrait en trouver un récent :3

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Spoiler:
 



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